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Livrer un site en 6 semaines : comment nous tenons le délai
Six semaines, inscrit au contrat. On vous explique comment nous organisons chaque projet pour tenir ce délai — et ce qui se passe si ce n'est pas le cas.
Par Sébastien Meaume

Sur le marché français, un projet de site vitrine met généralement trois à quatre mois. Pas parce que le travail demande trois mois, mais parce que le projet s'étire : validations qui traînent, contenus qui n'arrivent pas, périmètre qui bouge, prestataire qui jongle avec cinq dossiers.
Nous livrons en six semaines, et ce délai est inscrit au contrat avec une décote applicable par semaine de retard qui nous serait imputable.
Cet article explique comment c'est possible — et ce que cela exige de vous.
Pourquoi les projets web dérapent
Trois causes reviennent systématiquement, et aucune n'est technique.
Le périmètre n'a jamais été fermé. Le projet démarre sur une intention — « un site moderne qui nous ressemble » — et se précise en avançant. Chaque précision est une modification, chaque modification décale la suite.
Les contenus arrivent en retard. C'est de très loin la première cause de dérapage. Le prestataire attend des textes, des photos, des informations légales. Le projet s'arrête, l'équipe passe à un autre dossier, et redémarrer coûte des jours.
Les validations s'éparpillent. Trois personnes donnent leur avis à des moments différents, parfois contradictoires. Chaque aller-retour ajoute une semaine.
Un délai tenu ne se décrète pas. Il se construit en supprimant ces trois causes.
Semaine 1 — Cadrage
Aucun pixel n'est produit cette semaine, et c'est ce qui rend les cinq suivantes possibles.
Nous définissons les objectifs commerciaux du site : combien de demandes de contact vous en attendez, auprès de qui, sur quelles recherches. Nous établissons l'arborescence complète, page par page. Nous listons les fonctionnalités, une par une, en les décrivant précisément — un formulaire de contact « simple » et un formulaire « avancé » ne représentent pas le même travail. Nous identifions vos contenus existants et ce qui reste à produire.
À la fin de la semaine, le périmètre est fermé et écrit. C'est ce document qui protège les deux parties : nous ne pouvons pas livrer moins, vous ne pouvez pas demander plus sans avenant.
Ce que nous attendons de vous cette semaine : deux heures de disponibilité pour l'atelier de cadrage, et vos contenus existants — textes, photos, logo, identité visuelle.
Nous ne démarrons pas un projet sans identité visuelle établie. Un site sans charte graphique ne peut pas être cohérent, et le construire reviendrait à improviser des choix qui vous engagent pour cinq ans. Si vous n'en avez pas, nous vous accompagnons pour la créer, mais c'est un préalable, pas une étape du projet.
Semaines 2 et 3 — Design
Nous concevons les maquettes de l'ensemble des pages, sur la base de l'arborescence validée.
Le design n'est pas une question de goût. Chaque page est construite pour produire une action : comprendre votre offre, consulter une référence, remplir un formulaire. Les éléments de réassurance — références, avis, chiffres — sont positionnés là où ils lèvent une objection, pas en bas de page.
Une seule session de retours est prévue, en fin de semaine 3. Elle est structurée : nous vous transmettons les maquettes, vous rassemblez les avis de toutes les personnes concernées, et vous nous adressez une liste unique et arbitrée.
C'est le point le plus important du processus. Un retour unique et complet fait gagner deux semaines sur trois allers-retours partiels.
Ce que nous attendons de vous : un interlocuteur unique côté entreprise, qui centralise les avis et tranche. Pas trois personnes qui écrivent séparément.
Semaines 4 et 5 — Intégration
Nous développons le site. Les maquettes deviennent des pages réelles, sur toutes les tailles d'écran.
C'est aussi la phase où se joue tout ce qui ne se voit pas : structure sémantique des titres, balises et métadonnées, compression et format des images, performance de chargement, accessibilité. Ces éléments ne peuvent pas être ajoutés après coup sans tout reprendre. Nous détaillons ce point dans notre article sur les bases SEO à poser dès la conception.
Vous n'avez rien à faire pendant ces deux semaines, hors une éventuelle question ponctuelle. Vous recevez un lien de préproduction pour suivre l'avancement.
C'est ici que le développement sur mesure change la donne : nous ne combattons pas les limites d'un outil, nous construisons exactement ce qui a été validé.
Semaine 6 — Ajustements et mise en ligne
Vous testez le site en conditions réelles. Nous corrigeons les ajustements de dernière minute — un texte, une image, un espacement.
Puis nous mettons en ligne : configuration du nom de domaine et de l'hébergement, redirections depuis l'ancien site pour ne perdre aucun positionnement acquis, installation des outils de mesure, soumission à Google Search Console.
Nous vous remettons l'ensemble des accès. Vous êtes propriétaire de votre site, de son code et de ses identifiants. Vous pouvez partir avec, à tout moment, sans négociation.
Ce que la garantie signifie concrètement
Le délai de six semaines figure au contrat. En cas de retard qui nous serait imputable, une décote de 100 € HT par semaine s'applique.
Deux précisions honnêtes.
Elle ne couvre pas les retards de votre côté. Si vos contenus arrivent avec trois semaines de décalage, ou si les retours sur les maquettes n'arrivent pas dans le créneau prévu, le calendrier se décale d'autant. C'est écrit noir sur blanc, et c'est normal : nous ne pouvons pas garantir ce que nous ne maîtrisons pas.
Elle ne couvre pas un changement de périmètre. Si vous ajoutez une boutique en ligne en semaine 4, ce n'est plus le même projet. Il fait l'objet d'un avenant, avec un nouveau délai.
Ce que la garantie signifie réellement, c'est que nous engageons notre organisation. Nous limitons le nombre de projets menés en parallèle, nous ne démarrons pas tant que le cadrage n'est pas complet, et nous ne prenons pas un projet dont nous savons qu'il ne tient pas en six semaines.
Pourquoi si peu de prestataires s'y engagent
Ce n'est pas une question de compétence.
Un freelance ne peut pas absorber un imprévu — une maladie, un client urgent, une panne. S'engager sur un délai ferme reviendrait à s'exposer sur quelque chose qu'il ne peut pas amortir. C'est rationnel de sa part de ne pas le faire.
Une agence qui mène quinze projets en parallèle ne le peut pas non plus : le moindre décalage sur l'un se propage à tous les autres.
Tenir un délai suppose de refuser des projets. C'est le vrai coût de cet engagement, et c'est pour cela qu'il reste rare. Nous en parlons plus largement dans notre comparatif agence web ou freelance.
À qui cela s'adresse
Le délai contractuel a une valeur concrète dans trois situations.
Vous avez une échéance ferme — un salon, un lancement, une saison commerciale. Un site livré après la date visée a perdu une grande partie de son intérêt.
Vous avez déjà été déçu. Un projet qui s'est étiré sur huit mois, ou un prestataire devenu injoignable. Vous voulez un cadre, pas une promesse.
Votre site porte votre activité. Chaque semaine de retard représente des demandes non générées. Le calcul se fait vite, comme nous le montrons dans notre article sur le site web comme investissement.
Parlons de votre projet
Trente minutes suffisent pour évaluer votre périmètre et vous dire si votre projet tient en six semaines — ou ce qu'il faudrait ajuster pour qu'il y tienne.
Sans engagement, et sans relance si le projet n'est pas mûr.
the comm. — agence web à Nancy. Sites sur mesure, livraison garantie en 6 semaines, inscrite au contrat.


